Reportage.

Pour répondre à quelques uns de mes visiteurs, voici la manière que j'utilise pour démarrer un modelage de plastiline.

Un tube de cuivre aplati et percé à une extrémité, l'autre enfoncée dans un socle de bois, une torsade de fil de fer ou de cuivre est ensuite façonnée pour construire votre armature. Il est important de laisser les extrémités libres jusqu'au dernier moment, vous aurez toujours besoin de réorienter les membres de votre animal.

 

 

Il faut maintenant construire votre modelage. Faîtes quelques croquis pour mieux étudier les proportions et attitudes, ne traiter que les masses et retarder les détails au maximum.
Pensez que pour grossir une partie de votre modelage il suffit souvent de « maigrir » le reste sans quoi vous allez vous retrouver avec trop de masse. Un animal est à géométrie variable selon ses postures, mais il a des constantes: son bassin, sa cage thoracique, ses arcades sourcilières et d’une manière générale tout ce qui est rigide et incompressible. C’est au squelette qui est la charpente de l’édifice que vous devez vous attacher. Tracer légèrement sur le dos l’axe du corps, puis avec de petites boules, fixer la pointe des hanches, l’arrondi des côtes etc.…
Aidez-vous de photographies que vous regrouperez par thèmes : vue arrière, articulation, tête, etc. Observez le chat, le chien de la maison, la manière dont il se couche, la torsion de leur colonne vertébrale… Ils peuvent vous aider à faire un guépard, un lion, un loup, et beaucoup de quadrupèdes.
N’hésitez jamais à oublier votre travail quelque temps. Vous le reprendrez avec un œil neuf et vous réglerez facilement ce qui vous avait arrêté auparavant.
Voilà pour la première étape de votre modelage, commencez surtout par des formes simples, et n’oubliez jamais qu’il s’agit d’un plaisir.

La première partie du modelage est terminée. Nous avons le geste, l'attitude, les proportions souhaités. Nous allons maintenant ajouter quelques détails. J'ai voulu représenter un cerf sautant dans l'eau par dessus quelques roseaux. L'animal a fourni un gros effort, le poil est mouillé, les naseaux bien ouverts par la course.

Il est tendu, concentré sur sa reception. J'ai voulu ajouter au réalisme en déviant sa trajectoire sur la droite comme si à la dernière seconde l'animal avait vu un obstacle dans l'eau. Pour rendre tout celà, il est bon d'accentuer légèrement le modelé, des masses musculaires en évidant l'abdomen, en soulignant l'arrondi des côtes, la pointe des hanches, des fesses, des épaules et en "séchant" les articulations sans les affaiblir.

Regardez attentivement quelques photographies de cerf puis fermez les yeux. Visualisez ensuite sa morphologie, tournez mentalement autour de votre animal puis il se déplace. Vous voyez l'allure assymétrique du galop. Le cerf a l'encolure reversée au contraire d'un cheval. Ensuite, il y a le poids des bois qui fixe la tête un peu haut en espace libre. Votre perception est un outil qu'il faut entretenir. Nourissez ces images mentales avec des observations de photos ou de vidéos. La tête est très importante avec le regard accentué par les larmièrs et les arcades sourcilières. N'allez pas jusqu'à modeler poil par poil, vous y perdriez en force et trop de détail éloignerai du but principal qui est de rendre un animal en pleine possession de ses moyens  livrant un combat qu'il doit gagner. La ramure sera fondue à part pour simplifier le moulage...

A la prochaine étape, nous verrons la création du moule et d'une maquette en cire. Dans un prochain chapitre, je vous emmènerai chez un fondeur où vous pourrez finaliser si vous le souhaitez.

Le lien vers >> la vidéo de notre fonderie.

A bientôt sur le Web et n'oubiez pas ... d'abord le plaisir!

Patrick Allain.

 

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